Inauguration de l’esplanade François MITTERRAND

2 October 2007 par gpemunicipaltoulouse

esplanade%20f1%20mitterrand%202007.JPGDiscours prononcé par Jean-Jacques MIRASSOU 

Vice-Président du Conseil Général

Conseiller Général du canton de Toulouse 7 

Conseiller Municipal de Toulouse    

 28/09/2007

28 septembre 2007 - 8 janvier 1996, jour du décès du Président Mitterrand, nous étions ce jour là un certain nombre à l’apprendre en séance d’un Conseil Municipal. Entre ces deux dates, 11 ans se sont écoulés et il aura donc fallu un peu plus d’une décennie pour qu’après de nombreux atermoiements de vos deux prédécesseurs, Monsieur le Maire, notre ville honore enfin la mémoire de François Mitterrand en baptisant de son nom cette esplanade située au cœur de notre Cité. Pour être exact, je dois à la vérité de dire, que prenant vos fonctions de Maire, vous vous étiez engagé à « désenliser » ce dossier en quelques mois et vous avez tenu parole. Je vous en remercie au nom de tous ceux, et ils sont nombreux, qui sont attachés à la mémoire de François Mitterrand. Né en 1916, disparu en 1996, François Mitterrand est un pur produit du XXe siècle. Homme de lettres et de culture classique, il aura successivement vécu la Deuxième Guerre Mondiale, la Décolonisation, la Guerre Froide et l’effondrement du mur de Berlin. Evoquer en quelques minutes sa vie et son œuvre est une mission impossible à réaliser, c’est pourquoi j’ai choisi délibérément d’évoquer deux aspects de son personnage qui s’inscrivent d’ailleurs dans la continuité. Tout d’abord François Mitterrand, l’homme de gauche, le responsable du Parti Socialiste qu’il dirigea pendant 10 ans pour le conduire au pouvoir le 10 mai 1981.Dix années de combat qui marquèrent la renaissance de la Gauche française et qui ont débuté à l’occasion du Congrès d’Epinay sur Seine en 1971 par la naissance du nouveau Parti Socialiste regroupant de nombreuses familles de la Gauche non Communiste.François Mitterrand en devenait logiquement le Premier Secrétaire et le cap était mis sur l’Union de la Gauche dont il allait porter les couleurs en s’appuyant sur un Programme Commun réunissant aux cotés du Parti Socialiste, le Parti Communiste et le Mouvement des Radicaux de Gauche à l’occasion de l’élection présidentielle de 1974. Cette campagne avait engendré une formidable dynamique populaire adossée à un slogan : « Changer la vie ». Le candidat de l’Union de la Gauche ne s’inclina que de justesse face à Valéry Giscard-d’Estaing à l’occasion d’une défaite porteuse d’espoir. Dans sa déclaration du 2e tour, depuis Château-Chinon, il concluait, en s’adressant à tous ceux qui lui avaient témoigné sa confiance, en disant « Parce que vous représentez le monde de la jeunesse et du travail notre victoire est inéluctable ».La suite devait lui donner raison car malgré de nombreuses difficultés, François Mitterrand a tenu bon dans la ligne fixée antérieurement.Sa stratégie et sa longue patience permettront, en s’appuyant sur les fameuses 110 propositions, la victoire historique du 10 mai 1981.Une victoire ayant suscité une joie et une liesse populaire à la hauteur des légitimes espoirs du peuple de Gauche. Chacun d’entre nous a bien sûr en mémoire cette foule immense envahissant le centre ville pour manifester spontanément, dans une ambiance fraternelle, la même joie empreinte des mêmes espoirs.Rappelons également que, fidèle à une tradition remontant à 1965, François Mitterrand aura à 4 reprises terminé sa campagne électorale à Toulouse en remerciant ainsi de sa fidélité le peuple de Gauche de la Région, du Département et notre Ville. « La Force Tranquille » de François Mitterrand a trouvé chez nous, plus qu’ailleurs, une adhésion sans faille qui témoigne de 30 ans d’affectueuse fidélité et c’est sans doute aussi pour cette raison qu’au cours de ses deux septennats, François Mitterrand sera venu dans notre ville :-septembre 1982-mars 1984pour saluer la naissance des Airbus A300 et A320,-septembre 1987 pour inaugurer le SITEF,-10 octobre 1990 pour inaugurer l’usine Clément Ader. Je voudrais maintenant évoquer la deuxième vie politique de François Mitterrand, celle qui résonne comme un slogan maintes fois employé : « Mitterrand Président ». Il n’est d’ailleurs pas question de retracer le bilan de deux septennats mais d’évoquer un certain nombre de mesures et de projets, menés à bien par François Mitterrand, qui démontrent d’une manière indiscutable la volonté qui a été la sienne de rester fidèle à ses engagements socialistes tout en prenant la dimension d’un Président de la République responsable de l’intérêt général et de celui de la Nation. Dès la prise de pouvoir, la Gauche, sous l’impulsion du Président de la République, a engagé :*de nombreuses et profondes réformes de structure :-Nationalisation-Décentralisation ;*une série de réformes conjoncturelles : -augmentation des Revenus des plus défavorisés-majoration du SMIC        - du minimum vieillesse- des allocations logement et familiales-39 heures de travail par semaine-5e semaine de congés payés-retraite à 60 ans*et enfin, une succession de réformes de société :-Loi Quillot-Loi Auroux-autorisation des radios locales privées. Mais vraisemblablement, parmi toutes ces mesures, celle qui demeure la plus emblématique est la suppression de la peine de mort, intervenue le 9 octobre 1981, qui a fait progresser notre société vers plus d’humanisme et de dignité humaine au service d’une République moderne.Robert Badinter, Garde des Sceaux, avait conclu son brillant plaidoyer devant les Députés en déclarant : « Demain, grâce à vous, la justice française ne sera plus une justice qui tue ». Est-il besoin de rappeler que quelques heures avant le second tour des élections présidentielles, au moment où une large majorité de français soutenait la peine capitale, François Mitterrand avait clairement réitéré sa volonté de l’abolir à la suite de son élection car il n’entendait pas transiger avec ses valeurs et ses convictions tout en faisant la démonstration que la pratique politique doit savoir précéder l’opinion publique et non s’y conformer systématiquement. Toutes ses réformes, ses lois et ses décisions s’inscrivent dans la lignée de celles ayant marqué le Front Populaire et la Libération avec l’application du programme du Conseil National de la Résistance. Mais pour tenter d’être complet, il faudrait également évoquer le rôle du Président Mitterrand sur la scène internationale.-Son action décisive dans le cadre de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande au service de la construction européenne. Le couple France-Allemagne, incarné par le Président Mitterrand et le Chancelier Helmut Köhl, véritable moteur de la dynamique européenne, concrétisera différents projets participant à l’essor de notre Ville, de notre Département, de notre Région. -Sur le plan international encore, souvenons-nous de ce 28 juin 1992, où en plein conflit serbo-bosniaque, il força courageusement les lignes pour rentrer à Sarajevo et permettre ainsi d’ouvrir 5 jours plus tard un pont aérien. -Sur le plan international enfin; je veux évoquer un texte qui représente encore aux yeux de tous les progressistes un formidable message d’espoir en direction des pays pauvres et privés de Liberté.Il s’agit du fameux discours de Cancun au Mexique, prononcé le 20 octobre 1981 : « Aux fils de la Révolution Mexicaine, j’apporte le salut fraternel des fils de la Révolution Française ». Ainsi débutait le propos de François Mitterrand, et il devait poursuivre en déclarant : « En droit international, la non-assistance aux peuples en danger n’est pas encore un délit. Mais c’est une faute morale et politique qui a déjà coûté trop de morts et trop de douleurs à trop de peuples abandonnés, où qu’ils se trouvent sur la carte pour que nous acceptions, à notre tour, de la commettre. »« Salut aux humiliés, aux émigrés, aux exilés sur leur propre terre qui veulent vivre et vivre libres.-Salut aux séquestrés, aux disparus et aux assassinés qui voulaient seulement vivre et vivre libres.-Salut aux prêtres brutalisés, aux syndicalistes emprisonnés, aux chômeurs qui vendent leur sang pour survivre, aux indiens pourchassés dans leur forêt, aux travailleurs sans droit, aux paysans sans terre, aux résistants sans arme qui veulent vivre et vivre libres.-A tous, la France dit : Courage, la liberté vaincra. » C’est là, certainement, qu’il faut chercher le côté le plus universel de la pensée et de l’engagement d’un François Mitterrand sachant dépasser les frontières de notre pays pour exporter à l’autre bout du monde son idéal de liberté et de justice sociale.  C’est la raison pour laquelle cette esplanade François Mitterrand mérite amplement d’être située à proximité des Allées Jean Jaurès et à quelques centaines de mètres de l’Avenue Léon Blum. Trois hommes, trois figures du Socialisme français. Pour terminer, je voudrais dire que les Socialistes, les hommes et les femmes de Gauche, mais aussi de très nombreuses Françaises et de très nombreux Français savent qu’ils ont perdu en François Mitterrand un acteur passionné de la vie publique, une personnalité exceptionnelle et un homme d’Etat désormais inscrit dans l’Histoire comme ses deux illustres prédécesseurs.Continuons à agir en pensant à lui.

LES FEMMES PIETINEES !

20 April 2007 par gpemunicipaltoulouse

 Question posée par Madeleine DUPUIS le 23/03/ 2007

Monsieur le Maire,

Le 8 mars lors des manifestations consacrées aux droits des femmes, nous avons pu constater que la pierre en granit planté à même la terre à côté du monument au Général de Gaulle, commémorant la date du jour où les femmes ont eu le droit de vote, était couverte d’immondices (mégots de cigarettes….) et que le texte gravé était complètement effacé .

J’y vois là un grand mépris pour cet événement qui a fait des femmes des citoyennes à part entière.

 Je vous serais reconnaissante, et avec moi toutes les femmes, que cette plaque soit rehaussée et mis à la verticale pour que tout le monde puisse lire le texte gravé.  Ainsi, la plaque ne serait plus un dépotoir et honorerait ce qui doit l’être.

LES OUBLIE-E-S DE LA MEMOIRE

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

ybn.jpgInterventions d’ Yvette Benayoun-Nakache

Mesdames, Messieurs,

Tout ce qui contribue au Devoir de Mémoire, sauve l’homme.
Par cette cérémonie officielle aujourd’hui, nous rendons hommage aux 100.000 Déportés et Internés homosexuels européens, à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui ont souffert dans leur chair, dans leur âme parce qu’ils étaient différents.
Tout comme les Tsiganes, les Arméniens, les Francs-maçons, les communistes, les Juifs, ils ont subi les pires tortures, les pires humiliations de l’homme sur l’homme. Pierre SEEL était l’un d’entre-eux.
Je l’ai personnellement connu le soir du 14 juillet 1999, où il était l’invité principal d’un dîner organisé dans un restaurant du quartier Croix de Pierre par nombre de ses amis.
C’est ce soir là que j’ai découvert sa personnalité et son histoire, sensibilisée moi-même à cette époque car appartenant à une famille ayant subi les mêmes atrocités.

Lorsque j’ai appris son décès, j’étais loin de Toulouse et je n’ai pas pu lui rendre hommage à ce moment là. Je peux le faire aujourd’hui et je vous remercie de me le permettre.

Pierre SEEL m’avait dédicacé son livre : « Moi, Pierre Seel Déporté Homosexuel » publié en 1994. Depuis, il ne m’a jamais quitté.
En 2001, j’ai su sa fierté d’être reçu officiellement à Paris, pour la journée nationale du souvenir des victimes de la barbarie nazi et de la Déportation.

A cette occasion, le gouvernement de Lionel JOSPIN avait reconnu leur martyre enduré.
Il disait qu’il avait attendu 60 ans pour recevoir cet honneur.
Il disait également qu’il n’aimait, ni le mot victoire, ni le mot combat, mais qu’il aimait le mot DEVOIR et qu’il avait le sentiment de l’avoir accompli en tant que Dernier Témoin de ce qu’il a appelé « cette saloperie » de l’histoire.
Ce n’était pas courageux de se taire. J’ai parlé ajoutait-il.
Reposez en paix Monsieur SEEL, vous cette petite personne si fragile mais si grande par votre courageux témoignage.

LABEL ECOSITE SUR LE PROJET ZAC CANCEROPOLE

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

Conseil municipal du 08 Décembre 2006

Yvette Benayoun-Nakache - Groupe Socialiste

Monsieur le Maire,

Monsieur Philippe DOUSTE BLAZY a évoqué, entre-autres, le label Ecosite pour le futur cancéropôle, ce que les associations riveraines, en effet, ont présenté au cours d’une réunion publique qui s’est tenue le 29 novembre dernier à la salle San Francisco. Elles l’ont d’ailleurs nommé « Ecogaronne ».
Suivant ce dossier depuis le début, j’y assistais, comme l’a souligné le Ministre des Affaires Etrangères.
Sur la dépollution du site, qui aurait très mal démarrée à l’époque, sans la mobilisation des associations et de l’opposition, il reste le problème des Ballastières.
Monsieur DOUSTE BLAZY vient de nous annoncer qu’il faudrait encore attendre 9 mois ! Une véritable grossesse.

Mais, pour mes collègues, je vais apporter quelques précisions :

Au cours de la réunion du 29 novembre dernier, les associations ont présenté un rapport comportant 70 propositions, centré sur 4 aspects qui débouchent sur 5 interrogations.

La démarche du comité ECOSITE est centrée sur les aspects :

- l’aménagement du territoire ( dépollution – transports / déplacements – accessibilité/sécurité)
- sociaux et socioéconomiques ( emploi-lieu de vie-services)
- d’innovations technologiques en termes de gestion environnementale ( gestion des eaux, des déchets et des énergies nouvelles)
- projets structurants : gouvernance, revitalisation de l’île du Ramier.

Ces choix permettent de faire un certain nombre de recommandations pour que la mise en place d’un écosite, dans une démarche de développement durable dès maintenant.
Ce qui conduit à 5 questions :

1. Quel est le calendrier d’accès du public dans les zones EST ?
2. Le report vers le Sud du point de mise en virage des aéronefs est-il acceptable ?
3. Quel est le calendrier d’accès dans les zones DGA ( Délégation Générale pour l’Armement), dont les Ballastières ?
4. Sera –t-il possible de traiter la zone hôpital en zone sensible avec un seuil correspondant aux barèmes BRGM/ADEME ?
5. Quelle serait la dangerosité de l’usine VINCA ?

Ces interrogations sont pertinentes.
A la lumière des réponses que vous y apporterez, nous jugerons de votre volonté de faire réellement un ECOSITE sur ce lieu si terriblement sinistré.
D’ailleurs, à l’instar de ce que j’avais demandé avant le démarrage de la dépollution du site AZF, peut-on envisager la création d’une commission extra-Municipale pour suivre ce dossier ?

NON A L’EXPULSION DES ENFANTS SCOLARISES

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

Conseil municipal du 30 Juin 2006

Yvette Benayoun-Nakache - Groupe Socialiste

Monsieur le Maire,

Les hasards de la vie, notamment politique, font que notre Conseil Municipal, qui se tient aujourd’hui 30 juin, coïncide avec la « date-butoir » ou « couperet », d’expulsion pour les jeunes scolarisés sans papiers ainsi que leurs familles.

Vous n’êtes pas sans ignorer l’intense émotion qui règne actuellement dans notre ville, face à cette situation difficilement vécue par tous ces enfants, par leurs familles et par nous aussi.

Vous n’êtes pas sans ignorer, non plus, que le Réseau Education Sans Frontières constitué d’organisations syndicales et associatives, de nombreux collectifs, d’organisations politiques, de personnels de l’Education Nationale, de parents d’élèves, de militants des Droits de l’Homme, est mobilisé afin que ces enfants ne soient pas expulsés vers des pays qu’ils ne connaissent pas.

Depuis et sous la poussée de cette mobilisation générale ici à Toulouse et dans le pays tout entier, le Ministre de l’Intérieur a adressé une circulaire aux préfets afin de leur demander une régularisation au cas par cas, dans un délai de 2 mois.
Il ya 2 jours, il a aussi nommé un médiateur, maître Arno KARSFELD, qui a pour mission, et je reprends ces termes, de « traiter tous les dossiers avec humanisme ».

Alors, dans ce contexte lourd de conséquences, au nom des « Droits de l’Homme », il faut qu’au cours de ce Conseil Municipal de la ville de Toulouse, ville d’accueil et de tolérance, nous sortions ensemble, pour leur dignité et pour notre dignité, de cette crise.

Aussi, monsieur le Maire, je demande que chaque Conseillère Municipale, et chaque Conseiller Municipal, de la majorité comme de l’opposition, puisse s’exprimer en son âme et conscience.

Ensuite, je souhaite connaître le nombre exact des enfants et des écoles concernés.
Vous devez les avoir et nous devons les connaître, afin qu’au delà de l’émotion, l’évolution de leur situation soit menée en toute transparence.
Aussi monsieur le Maire, comme cela a été fait pour la dépollution du site d’AZF, je vous demande la création d’une commission extra-municipale composée, entre-autres, d’élus de la majorité et de l’opposition, qui travaillerait cet été dans ce sens.

On ne peut pas dire comme en d’autres temps, « on ne savait pas ».
On sait et il faut agir, afin que l’histoire ne se répète pas et qu’un jour un cinéaste n’ait à réaliser un deuxième film qui serait intitulé à nouveau « Au revoir les Enfants »…

Budget Primitif 2006 de la ville de Toulouse

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

Conseil municipal du 31 mars 2006 –

Yvette Benayoun-Nakache
Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Commencer un Conseil Municipal à 11h30 ce n’est ni une heure raisonnable, ni rationnelle ni fonctionnelle surtout lorsque l’on a, comme aujourd’hui, à examiner 270 délibérations. Nous vous l’avons déjà fait remarquer mais manifestement, ici ou ailleurs, vous n’entendez pas.

Vous avez raison sur tout, vous n’écoutez personne.
Cela n’aurait pas été notre choix, comme d’ailleurs nos choix auraient été différents en matière budgétaire, pour en revenir au débat du jour.

« Quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots » disait JAURES.

C’est pourquoi le rapport d’orientation budgétaire, malgré une sémantique nouvelle, nous avait laissé très sceptiques, sentiment que vient conforter le Budget Primitif que vous nous présentez aujourd’hui.

Vos choix budgétaires sont, une nouvelle fois, marqués du sceau de l’austérité comptable. Les réponses aux attentes des Toulousains sont insuffisantes ; vos chiffres ne traduisent pas une volonté de développement économique ; de votre BP n’émane aucune véritable ambition de solidarité et la somme prévue pour les projets de quartier, dont le budget passe de 35 millions à 21 millions d’euros, illustre parfaitement votre conception de la politique dite de démocratie de proximité.

Il ya certes un bémol, je vous le concède : vous n’êtes pas aidé par vos amis du gouvernement.
Au mois de décembre dernier, mon camarade Thierry SUAUD vous avez interrogé sur les conséquences, quoi que indirectes, de la réforme de la Taxe Professionnelle sur les finances de notre commune. Sans réponse à ce jour. ( D’ailleurs, nous avons remarqué que vous ne vous donnez pas la peine de répondre à nos interrogations fussent-elles aussi par écrit. Enfin, pour l’instant…).

A mon tour, je voudrais également exprimer aujourd’hui nos inquiétudes quant aux conséquences financières que l’instauration dès cette année, par le gouvernement, du « bouclier fiscal », pourrait avoir sur notre ville.

Le gouvernement n’a pas encore rendu son arbitrage. Mais permettez-moi de vous dire que ce serait pour nous, comme pour beaucoup de toulousains, une aberration que de voir le fruit de la contribution de tous servir, même en partie, à rembourser l’excédent des quelques 2000 personnes assujetties à l’ISF dans notre commune.
L’autre hypothèse de remboursement dont on nous parle, se traduirait, pour les collectivités, en une baisse des dotations d’Etat. Nous en reparlerons le moment venu.

Permettez-moi aussi de vous dire qu’il faudrait demander à l’Etat de reconsidérer sa position sur la prise en compte dans les dotations des recensements complémentaires de population qui ne devrait être effective qu’en 2009 alors que notre démographie ne cesse d’évoluer à un rythme soutenu. L’ absence de prise en compte de cette réalité occasionne forcément une perte financière alors que notre ville a besoin d’argent pour mieux accueillir les nouveaux arrivants et aussi aller de l’avant sur le plan économique et social.

Face à cette situation, on aurait pu attendre un effort municipal conséquent. Que nenni !
Malheureusement, vos choix ne viennent pas orienter les choses dans la bonne direction.

Monsieur le Maire,

Nous n’avons certes pas les mêmes références mais, l’évolution des grandes masses budgétaires que vous nous présentez, m’amène à cette pensée de Léon BLUM, je cite : « Toute classe dirigeante qui ne peut maintenir sa cohésion qu’à la condition de ne pas agir, qui ne peut durer qu’à la condition de ne pas changer, qui n’est capable ni de s’adapter au cours des événements ni d’employer la force fraîche des générations montantes, est condamnée à disparaître… ».

En effet, dans le BP 2006, si l’investissement en passant de 203 à 204 Millions d’euros, évolue de près de 1%, soit dans une proportion moindre que l’inflation prévisionnelle (1,8%), le montant total des dépenses d’équipement est en baisse de 0,02 %.
Il est donc clair que vous avez fait le choix de l’immobilisme.

Dans le détail, il s’agit pour l’essentiel du financement des opérations déjà engagées. Il n’ya pas des grands projets structurants initiés par notre municipalité qui se contente d’accompagner des projets impulsés par d’autres acteurs.

Après l’adoption récente du PLU, on aurait pu penser que vous vous donneriez des moyens financiers supplémentaires et conséquents pour peser et orienter cette politique. On ne voit malheureusement rien dans votre budget. Or, les besoins sont immenses en matière de logement social, d’accueil d’urgence, d’accueil de la petite enfance, des logements étudiant, d’équipements publics des quartiers…

La hausse des dépenses de fonctionnement de l’ordre de 0,02 % ne correspond pas non plus à la création de services nouveaux, ni même à un effort de solidarité vis à vis du personnel municipal qui, après avoir perdu un jour de congé ( le fameux lundi de Pentecôte), n’a rien gagné ou presque avec vos dernières révisions des régimes indemnitaires.

Personne d’ailleurs ne va visiblement bénéficier d’un effort de solidarité supplémentaire de votre part. Si après les violences urbaines de novembre dernier, vous avez redécouvert la « fracture sociale », on note que dans le BP le poste CCAS et caisse des écoles connaît une variation positive plus que mineure de l’ordre de 680 euros seulement !
Vous aviez à l’époque semblé vous ouvrir aux autres pour rechercher des solutions. Si la Commission Logement s’était réunie plus d’une fois, si le Conseil Municipale spécifique sur les quartiers avait eu lieu en temps opportun, cela vous aurait « peut-être » aidé à dépasser votre conception d’une politique sociale telle qu’exprimée ici même par Philippe DOUSTE BLAZY, je cite : « On n’évalue pas une politique sociale au nombre de gens qu’on a à aider mais au nombre de gens qu’on a pas besoin d’aider ».
Vos chiffres d’aujourd’hui ont donc une forte connotation idéologique et traduisent pour moi une réelle cécité.

Surtout que pendant ce temps, les recettes fiscales augmentent et autorisent un autofinancement important. Mais, pour répondre aux enjeux du moment et préparer l’avenir, un effort budgétaire de notre collectivité est nécessaire, quitte à recourir à un endettement raisonnable.

Quelques exemples des difficultés que rencontrent nos concitoyens peuvent d’ailleurs appuyer mon propos :

Trouver une place en crèche à Toulouse est aujourd’hui un véritable parcours du combattant ;
L’insuffisance du logement social une réalité que personne ne peut nier ;
Le logement étudiant un problème récurrent ;
L’aide à l’accession à la propriété des jeunes ménages relativement faible ;
L’habitat insalubre voire indigne une réalité y compris au centre ville ;

Vous préférez ne pas agir davantage pour préserver la fameuse dette 0.

Monsieur le Maire,

Vos choix ne nous paraissent pas susceptibles d’assurer un développement harmonieux et solidaire de notre ville. Nous voterons donc CONTRE ce budget. Et, s’il est une seule bonne raison de voter contre celui-ci, elle porte sur un sujet sur lequel vous ne vous êtes pas encore exprimé publiquement.

Parce que la « précarité », que l’on tente de camoufler derrière le terme savant de « flexibilité », ne saurait devenir dans notre pays, la seule perspective pour des millions d’hommes et des femmes, jeunes ou moins jeunes, plusieurs collectivités territoriales, dont le Conseil Régional de Midi-Pyrénées, ont déjà fait savoir qu’elles refuseront d’accorder toute subvention publique aux entreprises qui vont recruter en CPE.

Aussi, Monsieur le Maire, allez-vous suivre cette voie en utilisant les moyens de la Ville pour soutenir celles et ceux qui expriment leur désespoir dans la rue ?
C’est OUI ou c’est Non ?

Toulouse-plage

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

Conseil municipal du 31 Mars 2006

Yvette Benayoun-Nakache - Groupe Socialiste

Monsieur le Maire,

Contrairement à l’autosatisfaction que vous ne cessez d’afficher après chaque édition de Toulouse Côté Plage, nous constatons qu’année après année, cette opération change de formule.

Cette année, vous proposez une régie directe. Naturellement, nous ne pouvons pas être contre. Non seulement parce que nous étions opposés dès 2003 à la marchandisation du domaine public mais aussi parce que pour nous cette orientation peut susciter le lien social à travers des activités ouvertes à tous.

Pouvez-vous simplement nous préciser, Monsieur le Maire, si ce seront les agents titulaires ou les saisonniers que vous affecterez à cette opération ?

Pour finir, je vais vous réitérer notre proposition que nous faisions déjà depuis 2003, à savoir qu’un restaurant associatif assure la restauration de sorte à garantir une modération des prix tout en permettant à la fois à ce partenaire de recueillir des fonds nécessaires à son action.

Monsieur le Maire, adhérez-vous à cette proposition ?

Avis du Conseil municipal sur le Plan d’Exposition au Bruit

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

Conseil municipal du 19 mai 2006

Yvette Benayoun-Nakache - Groupe Socialiste
Monsieur le Maire,

Une fois de plus j’interviens sur cette question pour exprimer les préoccupations que mes camarades et moi, partageons avec les riverains de l’aéroport Toulouse Blagnac, victimes des nuisances sonores aériennes insupportables.

Au cours du Conseil Municipal du 03 octobre 2003, comme les riverains, comme l’Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires, nous avons unanimement récusé l’hypothèse de 174.000 mouvements annuels à l’horizon 2020.

Le 25 mars 2005, vous aviez fait volte-face. Vous étiez alors d’accord avec un projet de PEB qui avalisait l’augmentation du trafic aérien à 174 000 mouvements à l’horizon 2020.
Aujourd’hui, dans le nouveau projet de PEB que vous nous proposez, il est fait état de 154000 mouvements à l’horizon 2030.
Sans revenir sur mes précédentes interventions, la délibération d’aujourd’hui m’amène à formuler 3 observations :

- Primo : Pour nous, cette inflexion est insuffisante. Il faut en priorité considérer les risques sur la santé de la population riveraine à la suite des nuisances sonores aériennes. Est-il vraiment raisonnable de dépasser la limite de 140.000 mouvements ?

- Secundo : Contrairement à vos engagements antérieurs, vous ne reprenez pas dans votre nouveau projet l’interdiction des vols de nuit. Toute proportion gardée, c’est un « confort minimum » que l’on doit s’efforcer d’offrir à la population riveraine exposée longuement au bruit en cours de journée. C’est pourquoi, je m’étais particulièrement impliquée sur ce sujet auprès de Lionel JOSPIN avant le changement de majorité parlementaire ;

- Tertio : le 28 octobre 2004, la Région avait voté la création d’un fond d’indemnisation pour permettre l’isolation phonique des logements. Cette initiative est louable. Aussi, je souhaite savoir où en est l’implication municipale ?

Conseil Municipal des enfants

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

CONSEIL MUNICIPAL DU 14 Octobre 2005

Interventions d’Yvette BENAYOUN-NAKACHE

Monsieur le Maire,

Pour régler la question de l’absentéisme, vous nous proposez d’adopter aujourd’hui un autre mode de scrutin pour le futur conseil municipal des enfants.
Cette approche ne nous semble pas suffisante pour aboutir à une plus grande assiduité des jeunes élus.

Pour nous, priorité doit être faite au suivi pédagogique.

Comme vous le dites d’ailleurs dans la délibération, l’implication des enseignants est primordiale dans la réussite de ce projet.
Place devrait donc être faite à la concertation avec ces derniers pour les impliquer davantage et d’ailleurs d’aller vers des véritables projets d’écoles, les enfants étant, en principe, susceptibles de changer d’enseignants année après année.

Au passage et j’en terminerais par- là, j’observe que par rapport à la délibération de 2003, vous introduisez dans le nouveau dispositif d’encadrement un coordonnateur référent désigné par le Maire. Quel en est l’objectif ?

PLAN TERRITORIAL DE PREVENTION ET DE LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS SUR LE MARCHE DU TRAVAIL

9 March 2007 par gpemunicipaltoulouse

CONSEIL MUNICIPAL DU 14 Octobre 2005

Interventions d’Yvette BENAYOUN-NAKACHE

Monsieur le Maire,

Vous nous proposez d’approuver aujourd’hui, le principe d’un plan territorial de prévention et de lutte contre les discriminations.
Personne, ne serait-ce qu’au nom de notre devise : « liberté, égalité, fraternité », ne peut être contre l’adoption de ce principe.
Simplement j’observe, qu’en matière de lutte contre les discriminations il existe une multiplicité d’acteurs. Pour m’en tenir brièvement au niveau local, au dernier Conseil Municipal nous avons renouvelé la représentation de notre municipalité au sein de la CRILD ; madame De VEYRINAS nous a présenté la Commission Municipale traitant du même sujet.
En ce qui concerne notre ville, le principe me semble donc déjà acquis.

Aussi, s’il ne s’agit pas d’un simple formalisme, et comme le recommande d’ailleurs le récent rapport FAUROUX, pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, en quoi ce nouveau dispositif permettra -t-il de passer de la parole aux actes ?